Les Implants Sous-Périostés
Implants sous-périostés en titane imprimés en 3D sur mesure pour la restauration prothétique de la mandibule postérieure atrophiée chez les patients âgés : une série de cas
- 8 janvier 2018
- Publié par : ISP
- Catégorie : Etudes cliniques et rapports de cas
Résumé
Objectif :
Présenter l’application des implants sous-périostés sur mesure imprimés en 3D pour la restauration prothétique fixe de la mandibule postérieure atrophiée chez les patients âgés.
Méthodes :
Entre janvier 2017 et juin 2018, tous les patients partiellement édentés âgés de plus de 65 ans, ayant perdu au moins deux dents dans la mandibule postérieure atrophiée et ne souhaitant pas subir de procédures de régénération osseuse, ont été inclus dans cette étude. Ces patients ont été réhabilités avec des implants sous-périostés sur mesure, conçus à partir d’une tomographie volumique à faisceau conique (CBCT) et fabriqués en titane par frittage laser direct de métal (DMLS). Les critères d’évaluation comprenaient l’ajustement et la stabilité des implants lors de la pose, la durée de l’intervention, la survie des implants et les complications précoces et tardives. Tous les patients ont été suivis pendant un an après la chirurgie.
Résultats :
Dix patients (quatre hommes, six femmes ; âge moyen : 69,6 ans, écart-type ±2,8, médiane 69, IC 95 % : 67,9-71,6) ont été inclus dans l’étude. L’ajustement des implants a été jugé satisfaisant, avec une note moyenne de 7 sur 10 (écart-type ±1,6, médiane 7, IC 95 % : 6-8). Deux implants présentaient un ajustement insuffisant en raison d’interférences dans l’imagerie CBCT, mais ils ont été adaptés in situ lors de l’intervention. La durée moyenne de l’intervention était de 44,3 minutes (écart-type ±19,4, médiane 37, IC 95 % : 32,3-56,3). Après un an de suivi, aucun implant n’a été perdu (taux de survie de 100 %). Une complication postopératoire immédiate a été signalée avec douleur, inconfort et gonflement, et deux patients ont présenté des complications tardives avec fracture de leur restauration provisoire pendant la phase de temporisation. Ces complications étaient mineures, mais le taux global de complications a atteint 30 % (trois patients sur dix).
Conclusions :
Bien que cette étude présente des limites (échantillon réduit et suivi court), la technique DMLS s’est révélée efficace pour la fabrication d’implants sous-périostés précis avec un taux de survie élevé. Cette approche pourrait représenter une alternative aux traitements conventionnels chez les patients âgés présentant une atrophie sévère de la mandibule postérieure, en permettant d’éviter les thérapies de régénération osseuse. Des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
Carlo Mangano, Andrea Bianchi, Francesco Guido Mangano, Jessica Dana, Marco Colombo, Ivan Solop, Oleg Admakin
Lien vers le texte intégral : https://threedmedprint.biomedcentral.com/articles/10.1186/s41205-019-0055-x
