Les Implants Sous-Périostés
Réponse des tissus mous et détermination des facteurs de risque sous-jacents pour la récession et la mucosite après implantation d’implants AMSJI dans le maxillaire.
- 28 avril 2024
- Publié par : ISP
- Catégorie : Complications
Casper Van den Borre, Björn De Neef, Natalie A J Loomans, Marco Rinaldi, Erik Nout, Peter Bouvry, Ignace Naert, Karlijn J Van Stralen, Maurice Y Mommaerts
Résumé
Objectif : Évaluer la réponse des tissus mous à la mise en place d’implants sous-périostés conçus par fabrication additive (AMSJI) dans le maxillaire sévèrement atrophié et identifier les facteurs de risque possibles de dégradation des tissus mous.
Matériels et méthodes : Une étude internationale multicentrique a été menée, incluant 15 hommes (âge moyen : 64,62 ans ; écart-type : ± 6,75) et 25 femmes (âge moyen : 65,24 ans ; écart-type : ± 6,77) présentant une résorption avancée de la mâchoire maxillaire (classe V de Cawood et Howell ou plus). Des données générales sur les patients ont été collectées et tous les sujets ont été examinés cliniquement. Les critères d’inclusion étaient des patients ayant subi une implantation bilatérale d’AMSJI dans le maxillaire depuis au moins un an. Les critères d’exclusion concernaient les patients n’ayant pas donné leur consentement, celui du chirurgien ou du dentiste pour participer à l’étude avant leur inclusion.
Résultats : Un total de 40 patients a été inclus, avec une période de suivi moyenne de 917 jours (écart-type : ± 306,89 jours). Une stabilité primaire de l’implant a été obtenue postopératoirement dans tous les cas, et tous les implants ont été chargés avec une prothèse finale. Au moment de l’étude, un seul patient montrait une mobilité (> 1 mm) des AMSJI bilatéraux. En raison de la récession muqueuse, une exposition du cadre a été observée chez 26 patients (65 %) et se situait principalement dans la région mid-latérale gauche (21,43 % des 26) et droite (18,57 % des 26). Un biotype mince et la présence de mucosite ont été identifiés comme des facteurs de risque (P < .05). Bien que non significatif, les fumeurs avaient un risque de développer une récession presque sept fois plus élevé (rapport de cotes : 6,88 ; P = .08) que celui des non-fumeurs.
Conclusions : Vingt-six (65 %) patients ont présenté une récession dans une (ou plusieurs) des sept régions après réhabilitation orale avec implantation bilatérale d’AMSJI. Plusieurs facteurs de risque ont été évalués. L’effondrement des tissus mous autour des AMSJI ayant conduit à une exposition caudale des bras était corrélé à un biotype mince et à la présence de mucosite.
