Les Implants Sous-Périostés
L’influence des implants produits par frittage direct de métal par laser sur les premiers stades de l’osseointégration chez les mini-cochons diabétiques
- 25 juillet 2017
- Publié par : ISP
- Catégorie : Etude sur l’ostéointégration
Naiwen Tan, Xiangwei Liu, Yanhui Cai, Sijia Zhang, Bo Jian, Yuchao Zhou, Xiaoru Xu, Shuai Ren, Hongbo Wei, Yingliang Song
Résumé
Contexte
Des taux d’échec élevés des implants dentaires ont été rapportés chez les patients diabétiques en raison de la perturbation de l’osseointégration. L’objectif de cette étude était d’examiner si le frittage direct de métal par laser (DLMS) pouvait améliorer l’osseointégration dans des modèles animaux diabétiques.
Méthodes
Des caractérisations de surface ont été réalisées sur deux types d’implants. La morphologie cellulaire et l’expression des gènes associés à l’ostéogenèse des cellules MG63 ont été observées dans les conditions de DLMS et d’oxydation par microarc (MAO). Un modèle de diabète chez des mini-cochons a été établi par injection intraveineuse de streptozotocine (150 mg/kg), et un total de 36 implants ont été insérés dans la région mandibulaire. Des évaluations par microtomographie (micro-CT) et histologiques ont été effectuées 3 et 6 mois après l’implantation.
Résultats
Le Ra (hauteur moyenne absolue de tous les points) de la surface MAO était de 2,3±0,3 µm, tandis que la surface DLMS montrait un Ra de 27,4±1,1 µm. Les cellules sur les implants DLMS ont développé plus de podies que celles sur les implants MAO, selon l’analyse de la morphologie cellulaire. L’expression des gènes associés à l’ostéogenèse a également été considérablement augmentée dans le groupe DLMS. Une amélioration évidente a été observée dans les analyses de micro-CT et de coloration de Van Gieson des implants DLMS par rapport aux implants MAO à 3 mois, bien que cette différence ait disparu à 6 mois. Les implants DLMS ont montré un pourcentage de contact os–implant plus élevé (33,2%±11,2%) à 3 mois comparé au groupe MAO (18,9%±7,3%), tandis que des résultats similaires ont été observés à 6 mois entre le groupe DLMS (42,8%±10,1%) et le groupe MAO (38,3%±10,8%).
Conclusion
L’environnement tridimensionnel des surfaces d’implants avec des architectures de canaux et de pores hautement poreuses et entièrement interconnectées peut améliorer la diffusion cellulaire et accélérer le processus d’osseointégration chez les mini-cochons diabétiques.
Lien de l’article : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC5546787/
