Les Implants Sous-Périostés
Implants sous-périostés sur mesure : Une analyse par éléments finis des systèmes d’implants monobloc et double dans le maxillaire atrophique
- 16 octobre 2023
- Publié par : ISP
- Catégorie : Etudes en éléments finis
Mustafa Ayhan, Abdulkadir Burak Cankaya
Résumé
Cette étude vise à examiner et comparer la répartition des contraintes, le déplacement et la charge osseuse des implants sous-périostés monoblocs et bi-parties sur un maxillaire atrophié à l’aide de l’analyse par éléments finis (FEA). Un total de 11 patients présentant une insuffisance de tissu osseux pour un traitement implantaire conventionnel ont été inclus dans l’étude. Des modèles d’implants sous-périostés personnalisés ont été générés à partir de modèles 3D moyens obtenus via des scanners tomodensitométriques (CT) des patients. Deux types de modèles ont été produits : un implant monobloc couvrant l’ensemble de l’os maxillaire et un système bi-partie constitué de deux implants en miroir recouvrant séparément les moitiés gauche et droite du maxillaire. Les valeurs de contraintes résiduelles formées sur les modèles d’implant et de mâchoire ont été calculées séparément. De plus, cette étude a permis d’observer les valeurs maximales de déplacement des implants ainsi que les contraintes les plus élevées sur les parties piliers.
Les résultats ont montré que les contraintes exercées sur les implants soumis aux forces masticatoires étaient significativement inférieures à la limite d’élasticité du matériau sélectionné, indiquant qu’aucune déformation plastique ne se produirait sous charge statique. La géométrie de l’implant bi-partie a démontré une réduction significative des contraintes par rapport à la structure monobloc. Les valeurs maximales de contrainte de von Mises pour les implants monoblocs variaient entre 131 MPa et 206 MPa, tandis que celles des implants bi-parties allaient de 124 MPa à 178 MPa. Les valeurs de contrainte résiduelle les plus élevées sur l’os maxillaire ont été observées dans le modèle d’implant M6, tandis que les plus faibles ont été relevées dans les modèles M1 et M3 à 12 MPa. Les valeurs de déplacement sous charge statique ont montré que les charges sur l’implant restaient inférieures à 0,21 mm.
En conclusion, les implants sous-périostés personnalisés représentent une option de traitement viable pour les patients dont le tissu osseux est insuffisant pour des implants conventionnels. Les implants bi-parties ont présenté des valeurs de contrainte et de déplacement plus faibles par rapport aux structures monoblocs, suggérant un avantage potentiel en pratique clinique. Toutefois, les implants monoblocs pourraient offrir des bénéfices dans les cas de mise en charge immédiate des dents, en raison de leur meilleure capacité à absorber et distribuer les forces occlusales.
Lien vers l’article : https://www.medsci.org/v20p1755.htm
