Les Implants Sous-Périostés
Étude comparative sur cinq ans des implants zygomatiques et sous-périostés : résultats cliniques, complications et stratégies de traitement pour l’atrophie maxillaire sévère
- 21 janvier 2025
- Publié par : ISP
- Catégorie : Alternatives aux ISP
Rafal Zielinski, Jakub Okulski, Martyna Piechaczek, Jan Łoś, Jerzy Sowiński, Monika Sadowska-Sowińska, Agata Kołkowska, Wojciech Simka, Marcin Kozakiewicz
Résumé
Contexte/Objectifs : L’atrophie maxillaire sévère présente des défis dans la réhabilitation maxillo-faciale. Cette étude compare les résultats cliniques des implants zygomatiques et sous-périostés, en se concentrant sur la survie des implants, la gestion des tissus mous et les complications postopératoires sur un suivi de cinq ans.
Méthodes : Une étude de cohorte rétrospective a analysé 150 patients répartis en deux groupes en fonction du type d’implant. Les implants zygomatiques ont été évalués pour leur charge fonctionnelle immédiate, l’efficacité de la procédure et les complications telles que les problèmes liés aux sinus et les dommages orbitaux. Les implants sous-périostés ont été évalués pour leur conception personnalisée, l’intégration de la muqueuse kératinisée et leur adaptation aux limitations anatomiques sévères. Des analyses statistiques, y compris des tests du Chi-carré, ont été utilisées pour déterminer les différences significatives (p < 0,05).
Résultats : Cette étude a montré des différences dans les taux de complications (complications liées aux sinus : 12,4 % pour les implants zygomatiques ; péri-implantite : 5,6 % pour les implants sous-périostés). Les taux de survie des implants étaient comparables (zygomatiques : 96,3 %, sous-périostés : 97,1 %, p = 0,278). Les implants zygomatiques ont montré des taux plus élevés de complications liées aux sinus (12,4 %) et des risques de dommages orbitaux. Les implants sous-périostés ont présenté une stabilité supérieure des tissus mous avec moins de cas de péri-implantite (5,6 %, p < 0,05). La durée de la procédure était plus courte pour les implants zygomatiques (177 min contre 123 min) ; cependant, les implants sous-périostés permettaient une nouvelle implantation après un échec, offrant une flexibilité qui n’était pas possible avec les implants zygomatiques.
Conclusions : Les implants zygomatiques sont excellents pour la charge fonctionnelle immédiate et la réduction du temps de procédure, mais nécessitent une expertise chirurgicale avancée pour atténuer les risques anatomiques. Les implants sous-périostés offrent une solution plus sûre et personnalisable, en particulier dans les cas anatomiquement complexes. Ces résultats soulignent l’importance de la planification de traitement individualisée et des avancées technologiques dans la conception des implants pour optimiser les résultats cliniques des patients souffrant d’atrophie maxillaire sévère.
Lien l’article : https://www.mdpi.com/2077-0383/14/3/661
